
pour changer je vais vous présenter un livre que je viens de lire, et qui m'a fortement inquiété car ça ressemble de plus en plus à ce qu'il se passe dans mon boulot à Renault, Toyota. L'usine du désespoir.
"Cette semaine, je suis du soir. Après 22 h, je titube, la tête vide. Ce n'est pas l'homme qui utilise la chaîne, c'est la chaîne qui utilise l'homme comme une machine. On est sûr de perdre dans cette lutte avec elle." En 1972, Satoshi Kamata, aujourd'hui célèbre journaliste japonais, se faisait embaucher comme ouvrier temporaire chez Toyota, à l'usine de Nagoya. Son récit, écrit au jour le jour durant les cinq mois qu'a duré son contrat, a été l'un des premiers textes à révéler l'envers du décor du système Toyota, toujours présenté comme un modèle d'organisation industrielle. Satoshi Kamata décrit minutieusement une chaîne au rythme impitoyable et sans cesse accéléré, qui impose d'interminables heures supplémentaires (720 boîtes de vitesses assemblées chaque jour lorsque l'auteur débute à son poste, 900 quand il terminera son contrat), un univers quasi carcéral (les ouvriers surveillés jusque dans les chambres des foyers), un temps de repos assurant a minima la reproduction de la force de travail, des salaires au rabais et des accidents quotidiens.
Ce best-seller international, réédité une trentaine de fois, était quasi inconnu en France. Il arrive à point nommé à l'heure où la souffrance au travail revient dans le débat public. Un seul regret pourtant: même si le système Toyota n'a pas radicalement changé, comme l'explique le préfacier de l'ouvrage, cette édition aurait gagné à proposer au lecteur une analyse plus fine des permanences et des transformations survenues depuis trente ans.
source:www.alternatives-economiques.fr
NGM
7 commentaires:
je ne sais meme pas quel est ton job, Nicolas..
merci pour l'article
vais vendre mes actions Toyota.
dommage c'était un bon plan..
je travaille à Renault Flins, bien évidemment en chaîne, au mastic dans le secteur peinture
tu devrais te trouver une librairie spé pour y taffer
pas mieux payé mais plus sympa..
c sûr mais je n'ai pas les bagages pour, je me contente de ce que je peux avoir, le boulot est merdique mais les collègues sympas. Pour m'aérer la tête, je bouquine
ça c'est toi qui le dit
faudra qu'on cause...
à mercredi alors
ok, porte toi bien...
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